Intro

 
    Extrait de

    BI #01 260907




    COMME LA GUERRE SYSTÉMATIQUE
    QU’ILS MÈNENT CONTRE
    NOUS TOUS, quand on sait
    qu’on peut leur rendre coup pour
    coup. Nouvelles de la guerre sociale,
    révoltes en tous genres,
    tours des brochures et autres lectures
    subversives sur des musiques
    offensives, écoute ça,
    basse intensité.


    L’ÉTAT MATRAQUE ET TRACASSE
    POUR QU’ON SE TAISE et qu’on ne
    sorte pas, qu’on rentre la tête
    dans les épaules quand les hélicoptères
    planent et scannent
    les zones où ça crame, qu’ils y
    envoient l’armée, les pompiers,
    qu’ils nous inondent de came et
    de somnifères comme la télé.


    EN BASSE INTENSITÉ, L’ENNEMI
    NOUS USE, NOUS ABUSE ET NOUS
    ENDORT en nous disant que
    c’est mort et que tout est niqué,
    et tout au contraire du désespoir,
    de toutes les guerres on parlera,
    quand des flics tabassent, quand
    ils se font tabasser, on parlera,
    pour mesurer les pertes, les
    peurs, les pleurs et l’ampleur des
    dégâts, c’est pas fini ça ne fait que
    commencer, en basse intensité
    on va pas se taire.


    LE SILENCE C’EST LE DÉCOR DES
    MENSONGES D’ÉTAT, COMPLICES
    DES CRIMES DANS LES TAULES
    ET LES COMMISSARIATS, où les
    hommes et les femmes s’entassent
    parce qu’un juge les a enterrés
    là. En basse intensité on entend
    leurs voix en rôdant autour des
    taules, même les plus éloignées,
    les plus sophistiquées, sort toujours
    un souffle de vie et de liberté
    en basse intensité